
Je fréquente assidument les bibliothèques ; une des premières choses que je fais en arrivant dans une ville est de m'inscrire à la médiathèque locale ( j'ai testé pour vous celles de Lille, Noisy le Grand, Amiens, Annecy ) ; le seul fait d'y entrer a un effet anti dépresseur, calmant, anti anxiogène et euphorisant à la fois . A 24 euros par an, ce serait dommage de s'en priver

Dernièrement, j'ai lu :

L'histoire : dans un monde dévasté, un père et son fils marchent inlassablement pour atteindre le Sud, essayant de survivre dans un environnement hostile, de subsister alors qu'il ne reste rien.
Là je sens que ça donne envie de l'embarquer dans les bagages pour une lecture sur la plage

l'écriture est aussi dépouillée que l'environnement dans lequel le père et son fils évoluent ; on ne sait pas ce qui a provoqué cette dévastation (guerre, catastrophe naturelle, pollution ?) mais c'est justement cette simplicité qui rend l'histoire universelle. On ne sort pas indemne de cette lecture, et on y pense pas mal par la suite ; ce roman suscite la réflexion sur des thèmes aussi variés que le lien filial, la société d'abondance dans laquelle nous vivons, et pour autant il se lit facilement, on est avide de connaitre la suite ...
Un peu plus léger, un peu plus urbain :

On suit trois trentenaires à New York tout au long de l'année 2001, jusqu'au 11 septembre sur lequel le roman s'achève ; Marina est la fille d'une sommité intellectuelle new yokaise, sa meilleure amie Danielle essaie de percer dans le journalisme, leur ami Julius, critique branché new yorkais, essaie de trouver l'homme de sa vie. L'identification aux personnages pourrait sembler plus facile que dans "la route" mais ce n'est pas le cas ; on les suit avec distance, ce qui n'empêche pas d'être captivé par la lecture de ce roman.
Bref deux livres qu'on quitte avec regret, et qui laissent un vide une fois la dernière page tournée.
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